Les 27 et 28 novembre à Kinshasa, le Groupe de Travail Forêts (GTF) a organisé des réunions techniques pour finaliser les contributions à l’élaboration de la Politique Forestière Nationale (PFN). Ces ateliers s’inscrivent dans la continuité d’une longue série de consultations auprès des parties prenantes et visent à définir les objectifs stratégiques d’une politique forestière qui sécurise les droits coutumiers des populations autochtones et communautés locales (PACL), tout en intégrant les enjeux de biodiversité, de résilience climatique et d’égalité de genre.
Avec le soutien de Right Resources Initiative (RRI) et du ministère de l’Environnement (MEDD-NEC), une dizaine d’experts issus de l’administration, d’ONG internationales, d’universités, ainsi que des représentants des femmes et de la jeunesse, ont participé à ces deux jours de travaux. L’objectif : consolider les axes stratégiques et structurer les recommandations issues des consultations précédentes.
Ingénieur Pépé Dungu, chef de bureau à la Direction de la gestion forestière et membre de la cellule de coordination, a salué la qualité des travaux.
« Le résumé de ces travaux, après consultations des groupes cibles, a été qualifié, présenté et jugé pertinent par la cellule de coordination. Ces apports acceptables vont faire avancer la rédaction des documents. »
Pépé Dungu a particulièrement souligné l’importance de cette démarche participative.

« Nous encourageons les organisations de la société civile qui accompagnent l’administration. La politique forestière concerne tout le monde, car les ressources forestières nous appartiennent à tous. »
Ces réunions techniques s’inscrivent dans un processus plus large, incluant des ateliers de consultation spécifiques organisés en juillet dernier. Ces consultations visaient à recueillir les avis et orientations de chaque groupe cible identifié, notamment sur les droits de tenure forestière des communautés locales et peuples autochtones.
Le processus d’élaboration de la PFN, initié suite aux États Généraux des forêts de février 2024, marque une étape cruciale dans la réforme du secteur forestier congolais, 22 ans après la promulgation de la loi forestière. Les contributions recueillies lors de ces réunions techniques seront intégrées dans les documents finaux de la politique forestière nationale, dont l’adoption est attendue dans les prochains mois.
Ce travail collaboratif témoigne de l’engagement des différentes parties prenantes à doter la RDC d’un cadre forestier moderne, équitable et durable, capable de répondre aux défis contemporains de la conservation et du développement.
Bertin Al-bashir
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