Dans le cadre du projet « Sécuriser les réserves cruciales de biodiversité, de carbone et d’eau dans les tourbières du bassin du Congo grâce à une prise de décision éclairée et une bonne gouvernance », un atelier de formation sur les outils de suivi des tourbières se tient depuis ce mardi 24 février à Kinshasa. Financé par l’Initiative Internationale sur le Climat (IKI) et organisé sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cet atelier vise à renforcer les capacités des parties prenantes nationales et locales dans l’utilisation d’outils avancés, notamment les technologies de télédétection, et à progresser dans la consultation des acteurs clés pour définir les objectifs détaillés des efforts de suivi des tourbières.
Du 24 au 27 février, fonctionnaires des institutions nationales chargées de la gestion de l’environnement et de l’aménagement du territoire, personnel technique des ministères impliqués dans le suivi des tourbières et des forêts, représentants d’institutions de recherche, d’ONG et étudiants sont réunis pour renforcer leurs compétences techniques. L’objectif est de les outiller, en tant qu’acteurs locaux et nationaux, à l’utilisation d’outils avancés comme la télédétection pour le suivi de ces écosystèmes fragiles.
Au programme de cette formation, qui constitue une étape essentielle pour la gestion durable des tourbières, figure : des présentations modulaires sur la vue d’ensemble des écosystèmes de tourbières, l’importance du suivi pour une gestion durable, et une introduction à SEPAL, une plateforme de télédétection. Une formation pratique sur l’accès et l’analyse des données mondiales et locales à l’aide des outils de télédétection. Des discussions collaboratives pour explorer les synergies entre les outils de suivi et les projets existants, ainsi que les opportunités de collaboration.
Dans son mot de circonstance, la Secrétaire générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle économie du climat, Pascaline Mbangu, a insisté sur l’importance des tourbières dans les politiques d’adaptation et d’atténuation du changement climatique.
« Les tourbières étant une thématique émergente, le développement des connaissances sur cet écosystème est une démarche importante. Il faut de l’expertise, une méthodologie ainsi que des moyens techniques et financiers », a-t-elle souligné.

Pascaline Mbangu a appelé à une étroite collaboration entre le ministère de l’Environnement (MEDD-NEC) et la FAO pour la mise en œuvre de la feuille de route nationale sur les tourbières.
« Nous sollicitons que la FAO travaille encore avec le ministère dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale sur les tourbières, d’une part, et dans l’exploration de nouvelles pistes de collaboration, d’autre part », a-t-elle insisté.
Face à la nécessité d’approfondir la compréhension de l’importance du suivi des tourbières pour l’atténuation du changement climatique et l’adaptation, la FAO attend de cette formation qu’elle permette aux participants de comprendre comment utiliser les outils de télédétection pour le suivi des tourbières. Être formés à l’utilisation de SEPAL et d’autres outils pour l’accès, l’analyse des données et le suivi de ces écosystèmes stratégiques.
Cet atelier marque une avancée significative dans la consolidation des compétences techniques locales, essentielles pour la préservation des tourbières du bassin du Congo, véritables réservoirs de biodiversité et de carbone face aux défis climatiques mondiaux.
Bertin Al-bashir
Share this content:
