Dans une correspondance datée du 18/04/2026 et adressée à la ministre de l’Environnement, Développement durable et nouvelle Economie du Climat, Marie Nyange Ndambo, l’Association pour le développement intégral des peuples autochtones pygmées de Bongandanga (ADIPAB), a dénoncé des faits graves susceptibles de constituer des infractions aux lois de la République Démocratique du Congo, notamment en matière environnementale et forestière.
Selon ce courrier signé par Franck Eluo Kombe, Président Provincial de cette Association, la société Booming Greem, opérant dans la province de la Mongala, territoire de Bongandanga, secteur de Boso-Simba, plus précisément dans les groupements Mombeka, Lofongo, Bolaka et Yaofanga, se livrerait à une exploitation abusive, irrégulière et potentiellement illégale des ressources forestières, caractérisée notamment par l’exploitation forestière sans titres valides ou en violation des conditions légales d’exploitation et la déforestation incontrôlée et la destruction des habitats naturels.
L’Association dénonce également le non-respect des obligations environnementales et sociales envers les communautés locales et peuples autochtones pygmées, ainsi que l’absence présumée d’étude d’impact environnemental conforme.
Pour l’ADIPAB, si ces faits sont établis, ils constituent une violation manifeste des dispositions légales en vigueur, notamment la Loi n°11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement en ses Articles 21, 23, 67 et suivants.
Ces faits fâchent egalement la Loi n°011/2002 du 29 août 2002 portant Code forestier en ses Articles 10, 36, 44 et 89 à 94. Enfin, la Constitution de la République Démocratique du Congo en son Article 53 n’est pas non plus épargnée.
Cest dans cette optique que l’ADIPAB qualifie ces actes d’infractions graves, voire de crimes environnementaux, engageant la responsabilité civile, administrative et pénale de leurs auteurs.
Demandes de l’Association

Au regard de ce qui précède, l’ADIPAB sollicite l’ouverture d’une enquête administrative et judiciaire approfondie, la suspension immédiate des activités litigieuses, le cas échéant, la vérification des titres d’exploitation et des autorisations environnementales et la mise en œuvre des sanctions prévues par la loi en cas d’infraction avérée.
Cette association Nous fait remarquer que des impacts sont déjà perceptibles sur les écosystèmes et les populations locales et peuples autochtones pygmées, et sollicite une intervention urgente des autorités compétentes.
Par ailleurs, il convient de signaler qu’aux dernières nouvelles, le Président provincial de l’ADIPAB a été arrêté par les forces de l’ordre à la solde de cette société d’exploitation forestière pour avoir dénoncé ces crimes environnementaux. Pendant ce temps, un arbre quitte la forêt chaque jour, un cours d’eau est pollué et une communauté est paupérisée davantage, sous le regard impuissant des autorités.
La rédaction
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Article tres interessant,le defenseur environnementaliste Franck ELUO ayant denoncé ces violations ,tout en reclamant les enquetes du parquet general pres la Cour d’Appel de la Mongala est en etat d’arrestation et detention le vendredi 15 mai 2026 pour outrage au Magistrat qui l’aurait commis . Actuellement il est en detention à la Prison Centrale 22 de Lisala
Nous suivons ce dossier de près