Dans le cadre du Projet pilote sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PROGIRE) et les Systèmes d’Information sur l’Eau pour l’adaptation aux changements climatiques dans le Bassin du Congo (PROGIRE-SIEACC), la Commission internationale du bassin Congo Oubangui Sangha (CICOS), apporte son appui technique et logistique aux États membres. C’est dans cette optique que la CICOS, en marge de ce projet cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), a remis ce 24 juin 2026, au ministère des Transports, voies de communication et désenclavement de la RDC, un lot important d’équipements hydrométriques et d’outils de gestion des déchets issus des unités fluviales.
Lors de prise de parole, la Secrétaire Générale de la Commission internationale du bassin Congo Oubangui Sangha (CICOS) a rappelé que le transport fluvial constitue un vecteur majeur d’intégration régionale, de facilitation des échanges commerciaux et de désenclavement des territoires. Par ailleurs, Dr Marie-Thérèse ITONGO a fait remarquer que ce sous secteur demeure confronté à des contraintes structurelles importantes, notamment l’insuffisance des aménagements et de l’entretien des voies navigables ; la faiblesse des équipements d’aide à la navigation et le déficit de cadres réglementaires harmonisés en matière de gestion des déchets fluviaux.
« Adoptés par l’instance décisionnelle de la CICOS en 2023, ces outils constituent un cadre normatif harmonisé applicable dans l’ensemble des États membres. Ils ont été élaborés dans le cadre du projet ‘´Appui à la réglementation, la facilitation, la sécurisation et la durabilité du transport fluvial dans la zone CICOS’´ », a-t-elle expliqué.
« La remise de ces équipements mis à la disposition de la RDC s’inscrit dans la volonté de la CICOS de contribuer à la préservation durable des voies d’eau intérieur et des écosystèmes aquatiques », a martelé la secrétaire générale de la CICOS.
« Je suis convaincue que ces outils contribueront significativement à l’amélioration de la sécurité de la navigation, à la protection de l’environnement fluvial et à une meilleure connaissance des ressources hydriques du Bassin du Congo et du fleuve Ogooué », a conclu Dr Marie-Thérèse ITONGO dans son mot de circonstance.
Dotée d’immenses ressources naturelles, la RDC doit miser sur une exploitation durable de ces ressources, en tenant compte des enjeux du changement climatique et du développement durable, au-delà des multiples pressions exercées sur ces ressources.

En ce sens, Hervé CONAN, Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) a indiqué que « l’objectif du projet était de renforcer les capacités de suivi météorologique et environnemental, ainsi que le système d’information sur l’eau à l’échelle régionale et nationale pour améliorer l’adaptation au changement climatique et la gestion durable des ressources en eau, des forêts et de la biodiversité dans le bassin transfrontalier du Congo ».
Et d’ajouter : « l’objectif global de ce projet est de contribuer à l’amélioration de la résilience et l’adaptation climatique par un renforcement des connaissances et son application opérationnelle dans le bassin du Congo ».
Tout en remerciant la CICOS et l’AFD pour cet appui, le représentant du Vice-premier ministre et ministre des transports, voies de communication et désenclavement, a loué les efforts des partenaires techniques et financiers qui accompagnent la RDC pour protéger et conserver ses différents écosystèmes et promouvoir une gestion intégrée des ressources en eau.
« La cérémonie d’aujourd’hui est d’une grande importance pour la vice Primature des transports, voies de communication et désenclavement d’autant plus que c’est un appui technique à nos institutions pour mieux gérer les voies fluviales, lacustres et même les biefs maritimes », a souligné arnold KOSIA.
Il a rassuré les parties prenantes que ces équipements et outils seront bien utilisés pour apporter les réponses aux soucis pour lesquels ils ont été acquis.
Il convient de rappeler que cette action de la CICOS rentre dans la ligne droite de son mandat d’assurer la promotion de la navigation intérieure, de contribuer à l’amélioration des conditions de navigabilité du réseau fluvial et de favoriser l’intégration physique et socio-économique de l’Afrique centrale à travers une exploitation équitable et concertée des voies d’eau transfrontalières.
Signalons que la remise de ces équipements est suivie d’une formation des parties prenantes pour renforcer la connaissance quantitative des ressources en eau et de consolider le dispositif régional d’observation hydrologique.
Ruben Ns Mayoni
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