La version finale consolidée du document de Politique nationale de la faune sauvage a été examiné vendredi 14 août, au cours de la 4è réunion du Comité de pilotage (COPIL) du processus de réforme de la faune sauvage à Kinshasa, juste avant son éventuelle soumission à l’atelier national de validation. Cette rencontre a réuni les membres du COPIL ainsi que les différentes parties prenantes engagées dans le processus de réforme, autour des questions liées à la conservation, à la gestion durable et à la valorisation de la faune sauvage en République démocratique du Congo. Près de deux ans et demi après le lancement de cette réforme, en mars 2024, les travaux entrent ainsi dans une phase décisive.
Au cœur de cette 4è session figure l’examen approfondi de la version finale consolidée du document de Politique nationale de la faune sauvage. Les membres du COPIL doivent notamment apprécier la manière dont les observations et recommandations formulées lors de la réunion du 20 mars 2026 ont été intégrées dans la nouvelle version du document.
Cette étape doit également permettre de dégager un consensus autour du contenu final de la politique nationale et, le cas échéant, d’autoriser sa soumission à l’atelier national de validation. Depuis le lancement du processus, plusieurs étapes ont été franchies, notamment la réalisation du diagnostic sectoriel de la faune sauvage, l’organisation de fora thématiques et la conduite de consultations provinciales à Kinshasa, Kananga, Kisangani, Lubumbashi, Kindu et Mbandaka.
À l’ouverture des travaux, le représentant intérimaire de la FAO en RDC, Hartmann Mravili, représenté à cette occasion par son délégué, a salué l’engagement du gouvernement congolais, à travers le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, dans la conduite de cette réforme.
La FAO a également mis en avant le caractère participatif du processus, marqué par l’implication de plusieurs catégories d’acteurs et l’intégration progressive des recommandations issues des consultations. La consolidation du document de Politique nationale de la faune sauvage constitue ainsi l’une des principales avancées enregistrées depuis mars 2024.
Le ministre évoque une véritable urgence nationale

Représentant le ministre de l’Environnement, la déléguée du ministère a placé la réforme au cœur des défis liés à la préservation du patrimoine faunique congolais. Elle a rappelé que la faune sauvage représente une richesse biologique majeure, mais aussi un levier du développement économique durable, de la résilience des communautés locales et de la valorisation durable des ressources naturelles.
D’après elle, le secteur reste néanmoins confronté à de fortes pressions de braconnage transfrontalier, destruction des habitats, trafic illicite des espèces, conflits entre l’homme et la faune ainsi qu’effets du changement climatique. Face à ces menaces, la réforme de la faune sauvage constitue « une véritable urgence nationale », a-t-elle souligné.
Selon ce qui est dit, la réforme vise notamment la modernisation du cadre légal et institutionnel, le renforcement de la gouvernance des aires protégées et une meilleure intégration de la faune sauvage dans les mécanismes de financement innovants. Le marché carbone et la finance verte figurent parmi les mécanismes évoqués dans cette nouvelle orientation.
La participation des communautés locales et des peuples autochtones et pygmées occupe une place importante dans le processus. Les différentes consultations ont associé les administrations publiques, les communautés, les organisations de la société civile, le secteur privé et les partenaires au développement.
Par ailleurs, la 4è réunion du COPIL constitue désormais une étape charnière avant la validation nationale du document. Les membres sont appelés à apprécier les dernières modifications apportées au texte et à formuler leurs ultimes orientations. L’objectif est de parvenir à une politique nationale consensuelle, techniquement solide et adaptée aux réalités de la RDC. Une décision favorable du COPIL ouvrirait la voie à l’organisation de l’atelier national de validation, dernière étape avant l’adoption du document de Politique nationale de la faune sauvage.
Onésime Lukau
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