Kinshasa, la capitale congolaise a abrité, ce mardi 14 août 2026, une rencontre stratégique de haut niveau. La Plateforme Technique de Concertation (PTC) s’est réunie au Centre Boboto, dans la commune de la Gombe, pour plancher sur les ajustements correspondants liés à la mise en œuvre de la Contribution Déterminée à l’échelle Nationale (CDN) de la République Démocratique du Congo. Organisé par le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), à travers la Direction du Développement Durable (DDD) et avec l’appui de l’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour les Forêts (UC-PIF), cet atelier marque une étape clé dans le processus d’élaboration de la troisième version de la CDN du pays (CDN 3.0).
Réunissant 35 experts issus des ministères sectoriels et des institutions publiques, les travaux se sont articulés autour de quatre axes majeurs. D’abord le renforcement des capacités pour mettre à niveau les parties prenantes sur l’évolution de la CDN. Puis, l’harmonisation sectorielle afin d’aligner les objectifs de la CDN avec les ambitions des secteurs clés (énergie, forêts, terres).
Ensuite, la consolidation du système MNV pour l’amélioration du cadre national de Mesure, Notification et Vérification afin d’assurer l’intégration et la fiabilité des données GES. Enfin, les règles méthodologiques qui établissent des bases claires pour la comptabilisation des ITMO et prévenir tout double comptage.
Vers un cadre de transparence renforcé
Après avoir soumis son premier Rapport Biennal Actualisé (RBA) en 2022 et sa CDN révisée en 2021 visant une réduction de 21% de l’intensité de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 dans les secteurs de l’Énergie, de l’Agriculture, Foresterie et autres Affectations des Terres (AFAT) et des Déchets, la RDC aborde la phase finale de sa CDN 3.0.
Cette nouvelle mouture s’inscrit dans le droit fil de l’article 13 de l’Accord de Paris, qui instaure un Cadre de Transparence Renforcé (CTR). Ce mécanisme permet de suivre les progrès accomplis en matière d’atténuation et d’adaptation, tout en alimentant le premier cycle des Rapports Biennaux sur la Transparence (BTR) lancés en 2024.
Défis majeurs, éviter le double comptage et sécuriser les indicateurs
Malgré les avancées significatives, le pays fait face à des défis persistants: le manque de clarté dans la définition des indicateurs de suivi et d’évaluation, ainsi que les risques de double comptage dans le calcul des émissions de GES, particulièrement avec l’engagement croissant de la RDC dans les mécanismes des marchés de carbone.
Pour parer à ces risques, la question des ajustements correspondants s’avère indispensable afin de garantir une traçabilité rigoureuse des transferts internationaux d’atténuation (ITMO).
À travers une méthodologie participative alliant sessions plénières et travaux en groupes sur le registre national et l’octroi des autorisations, la RDC entend consolider son référentiel climatique à l’horizon 2030, conciliant développement durable et intégrité environnementale.
Ruben Ns Mayoni
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