Invitée de l’exercice de redevabilité du gouvernement Suminwa II, la ministre de l’Environnement et Développement durable, Marie Nyange Ndambo, a présenté le bilan de sa première année à la tête de son ministère. Une action qu’elle résume en une ligne : rénover les forêts tout en améliorant la vie des populations, conformément à la vision du président de la République. Ce bilan s’articule autour de quatre chantiers principaux.
Sur le plan structurel, la ministre a annoncé la finalisation de la politique forestière nationale, qui fixe les grandes orientations en matière de gouvernance. Le Code forestier, qui réglemente l’exploitation, est quant à lui en phase de finalisation.
« Nous pensons qu’à la session de septembre, ce Code arrivera au niveau du Parlement pour être voté », a-t-elle déclaré.
Le deuxième chantier est d’ordre diplomatique. Pour améliorer l’image de la RDC, souvent critiquée en matière environnementale, le ministère a, d’après elle, organisé la première Semaine du climat. Cet événement a rassemblé tous les acteurs de la gouvernance forestière. La feuille de route qui en est issue, présentée à Belém, a, selon la ministre, « reçu un écho très favorable et contribué à améliorer l’image du pays ».
Le troisième chantier, jugé le plus stratégique, concerne la valorisation du capital forestier congolais, estimé à 230 000 milliards de dollars par la Banque mondiale. Pour transformer ce capital en financements concrets, l’Agence congolaise de Presse (ACP) rapporte que la ministre porte une stratégie de monétisation adossée à deux piliers : le registre carbone souverain et les dispositifs de Mesure, Notification et Vérification (MRV).
Cette architecture nécessite un cadre légal.
« Nous avons travaillé sur la loi sur le marché carbone que nous sommes en train de finaliser. Elle a déjà été validée parmi les matières d’habilitation du Gouvernement », a expliqué Marie Nyange Ndambo, précisant que le Président de la République pourrait bientôt prendre une ordonnance-loi pour consacrer cette réforme.
Cette démarche inclut une dimension sociale. Depuis son arrivée, cinq projets de paiements pour services environnementaux et quatre autres sur les services écosystémiques ont été validés. La règle, issue de l’Accord de Paris, est claire renseigne que « lorsque vous avez vendu des crédits carbone, 20 % des bénéfices sont d’abord défalqués pour les communautés locales », a rappelé la ministre.
En fin le quatrième chantier concerne la gestion des déchets plastiques. La ministre a rappelé l’initiative du Président de la République de mettre en place une task force dédiée. La doctrine a évolué : le déchet est désormais considéré comme une matière première. « Les déchets plastiques, au-delà d’être des déchets, sont aussi des matières premières pour la transformation », a-t-elle insisté, revendiquant déjà douze projets signés dans la transformation des déchets solides et liquides.
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