L’ONG Actions pour la protection et la promotion des peuples et espèces menacés (APEM-RDC) a publié une analyse comparative entre les cartes du domaine forestier de la RDC de 2024 et 2026. Ce rapport met en lumière des évolutions majeures dans l’attribution des terres, soulevant de nombreuses zones d’ombre.
L’analyse de l’organisation se fonde sur un certain nombre de points clés, notamment l’explosion des concessions de conservation, dont le nombre est passé de 18 à 71, et les superficies ont bondi de 3,8 millions à 17,6 millions d’hectares (+13,8 millions d’hectares).
Il s’agit également du recul des concessions industrielles, qui sont passées de 43 à 39, soit une baisse d’environ 518 000 hectares (de 8,2M à 7,7M d’ha). APEM note toutefois qu’une partie de ces espaces semble simplement avoir changé de statut pour basculer vers la conservation.
Enfin, l’apparition de nouveaux acteurs, mieux des nouvelles entreprises font surface en 2026 sans figurer dans les rapports officiels précédents (notamment celui de janvier 2024 sur la révisitation des titres).
Exigence de transparence
Pour APEM-RDC, ces bouleversements ne revêtent pas de simples ajustements statistiques. L’organisation réclame une vérification institutionnelle et juridique approfondie afin de s’assurer que ces attributions et transferts respectent la législation en vigueur, le moratoire forestier et les exigences de transparence dans la gestion durable des ressources naturelles congolaises en général et forestières en particulier.
Ruben Ns Mayoni
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