Plusieurs projets en République démocratique du Congo s’arrêtent en si bon chemin, faute de pérennisation et de relève. Mais tel n’est pas le cas pour le Cercle d’art des travailleurs de plantation congolaise (CATPC), dont les responsables ont compris qu’il faut pérenniser les activités du projet. Pour y arriver, le CATPC a mis en place le Cercle éducatif autonome Luyalu (pouvoir), communément appelé « École Luyalu ».
« La jeunesse, c’est l’espoir de demain », dit-on. Les responsables du CATPC l’ont bien compris et l’appliquent rigoureusement. A « l’Ecole Luyalu », mieux au Cercle éducatif autonome Luyalu, une centaine d’enfants apprennent les notions essentielles de la vie: art, sculpture, agriculture, informatique, coupe et couture, anglais, alphabétisation, poésie et tant d’autres encore.
« Nous plantons plusieurs d’arbres: acacia manjomme, avocatier, safoutier, manguier, oranger, cacaoyer, palmier à huile et beaucoup d’autres arbres encore. Certains arbres comme l’acacia manjomme servent à fertiliser le sol et d’autres contribuent à notre économie locale de subsistance grâce à la vente des fruits qu’ils produisent », a expliqué en langue locale Divine Makanda, une élève de l’école Luyalu.
Et d’ajouter: « Nous demandons seulement aux responsables du CATPC et aux autorités de l’Etat comme le ministre de l’enseignement, de nous soutenir et de soutenir le CATPC, en nous dotant des bancs et de bien construire notre école avec un grand bâtiment ».

« Après l’école classique, nous venons apprendre à planter les arbres et à fabriquer des statues, à tisser le raphia, pour pérenniser l’œuvre de nos aînés et nos ancêtres. Nous remercions beaucoup le CATPC et surtout Papa René son Président », a souligné Samuel Wengo, un autre élève du Cercle éducatif autonome Luyalu.
Pour la Directrice de l’école, cet apprentissage permet de pérenniser les acquis des ancêtres et préparer la nouvelle génération à acquérir les notions essentielles d’une écologie vivante et perpétuelle.
« Nous apprenons aux enfants le travail que nous-mêmes faisons et même nos ancêtres faisaient, parce que nous ne pouvons pas le leur cacher, ils sont la nouvelle génération: planter les arbres et fabriquer des œuvres d’art », a expliqué Lisette Mbuku, la directrice de l’école.
Les activités du CATPC ne se limitent pas à un seul aspect. L’ONGD a transformé un désert en un jardin d’Eden grâce à ses différentes activités alliant art agroforesterie. Plus de 120 hectares sont reboisés avec une légumineuse, l’acacia manjomme et d’autres espèces d’arbres.

« Nous avons un Centre de conférence internationale pluridisciplinaire où nous organisons des vidéoconférences, nous avons également un musée, une école d’apprentissage pour nos enfants qui viennent apprendre après l’école classique. Donc nous sommes vraiment dans l’écologie et le développement durable, non seulement pour les générations presente, mais aussi et surtout futures », a indiqué René Ngongo.
Signalons que le CATPC dispose présentement de 429 hectares, des terres rachetées à l’état dégradé mais en cours de transformation grâce a l’agroécologie, répondant tant aux besoins humains pour leur survie, que pour la planète dans la lutte contre les effets néfastes du changement climatique.
Ruben Ns Mayoni
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