Kinshasa : Une conférence nationale met en lumière les savoirs traditionnels autochtones
Kinshasa a accueilli, ce jeudi 12 avril, une conférence nationale sur la « Revalorisation des savoirs et pratiques traditionnelles autochtones ». Des représentants des communautés autochtones, des administrations publiques et de la société civile se sont réunis pour souligner l’importance de ces savoirs dans la gestion durable de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques.
Cette rencontre eue pour objectif entre autres d’identifier les impacts du changement climatique sur les communautés autochtones; Documenter leurs stratégies d’adaptation ancestrales; Favoriser l’échange d’expériences entre communautés; Encourager la transmission intergénérationnelle des savoirs; Promouvoir les pratiques locales durables basées sur les ressources naturelles.
Aujourd’hui, les peuples autochtones – dont la survie dépend directement des cycles naturels – voient leurs connaissances traditionnelles risquer de disparaître. Pourtant, ces savoirs recèlent des solutions précieuses : gestion durable des forêts, médecine traditionnelle par les plantes, rituels de soin, techniques agricoles adaptées ou encore méthodes de prédiction climatique basées sur l’observation de l’environnement.
Hawe Hamman Bouba, présidente de l’Organisation africaine des femmes autochtones, a rappelé leur rôle crucial.
« Les peuples autochtones sont les gardiens de l’environnement. Leur savoir intéresse la communauté internationale pour préserver les écosystèmes et lutter contre le changement climatique, une catastrophe mondiale. »

Les autochtones, premiers protecteurs des forêts
Michael Kakule, président du Groupe Academia, a insisté sur leur rôle de conservation.
« La protection communautaire des forêts par les autochtones est bien plus efficace contre le dérèglement climatique. Certaines espèces médicinales rares disparaissent à cause de la surexploitation, alors que leurs connaissances pourraient les sauver. »
Il a plaidé pour un renforcement des programmes d’accompagnement.
« Les autochtones nous ramènent à nos racines traditionnelles pour un environnement sain. Il faut amplifier leur voix et transformer leurs savoirs en actions concrètes, avec un soutien national et international.»
Co-organisée par l’African Indigenous Women Organisation et le Groupe Academia RDC, avec l’appui financier de Pawanka Fund, cette conférence annonce une nouvelle édition en 2026, avec l’objectif d’élargir la participation aux communautés locales et impliquer davantage les jeunes dans la lutte contre le changement climatique.
Partage :



Laisser un commentaire