Dans sa quête pour la paix, la sécurité et la concorde nationale, l’Alliance pour le dialogue inclusif et la réconciliation (ADIR) vient de lancer ce lundi 24 novembre 2025, une pétition citoyenne pour un dialogue inclusif.
S’alignant sur les traces des la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), l’Église du Christ au Congo (ECC), les églises de réveil et les autres confessions religieuses, ADIR tient le postulat selon lequel la paix, la sécurité et le vivre ensemble ne sauraient être effectifs dans un dialogue franc entre congolais. Longtemps réclamé par les pères des églises, ce dialogue permettra à la RDC de tourner une fois pour toute la page des crises multiformes que traverse la République democratique du Congo.
« La pétition lancée ce jour c’est pour que le Chef de l’Etat puisse convoquer le dialogue. Cette pétition se fonde sur six points, notamment l’accord de Doha qui regorge beaucoup d’informations qui échappent aux parties prenantes, qui ne s’alignent pas sur cet accord. Voilà pourquoi nous disons qu’il faut agir sur le temps, et agir sur le temps c’est arriver à se parler de manière responsable, froidement pour trouver des meilleures solutions pour le Congo », a indiqué Priss Mwabi Tambwe, Président de l’ADIR.
Pour lui, la question est celle de savoir pourquoi les négociations de Doha au Qatar, alors que l’accord conclu entre le M23/AFC et le gouvernement de la RDC n’évoque nullement l’aspect lié aux minerais, pendant que le conflit est basé autour de la gestion des minerais.
« Nulle part dans cet accord on parle de brassage, mais quand on évoque une gouvernance alternative, cela renvoie à l’intégration des belligérants dans les rangs soit de l’armée, que nous avons refusé, soit au niveau des hautes fonctions du pays », a fait remarquer Pross Mwabi, appelant ainsi le président de la République qui est encore dans le privilège de son mandat de prendre des décisions responsables.
Loin de l’ADIR l’idée de s’attaquer au président de la république . Le leitmotiv de cette initiative est d’inciter Félix Tshisekedi d’expliquer au peuple congolais la quintessence des accords signés à Washington aux États Unis d’Amérique et à Doha au Qatar, étant donné que la population n’est nullement représentée dans ces accords.

De la pétition lancée pour signature
Ci-dessous, l’intégralité de la pétition lancée ce 24 novembre par l’Alliance pour le dialogue inclusif et la réconciliation (ADIR), invitant les congolais à signer pour appeler le président de la république à convoquer le dialogue national.
« Nous, soussigné, peuple congolais, réuni au sein de l’Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation (ADIR), agissant en vertu de l’article 27 de la Constitution, venons par la présente exprimer les faits ci-dessous :
1. Le processus des négociations entamé par notre Gouvernement et la signature de différents accords souffre d’une crise de confiance entre les parties signataires d’une part et la classe politique non impliquée ainsi que la Société Civile d’autre part. D’où l’urgence que les Congolais puissent dialoguer afin de discuter froidement de leurs problèmes réels et envisager des solutions pérennes ;
2. L’occupation prolongée de plus de 3 ans de certains territoires nationaux par le mouvement armé AFC/M23 appuyé par le Rwanda, causant d’innombrables souffrances, de graves violations de droit de l’homme notamment les crimes contre l’humanité, les crimes de guerres, les holocaustes, les déplacements massifs de population, les massacres etc, les pillages de ressources naturelles impactant ainsi les populations locales ;
3. Le conflit meurtrier dit « Mobando» dans l’espace Grand Bandundu et sur les plateaux de Bateke, qui continue de semer la désolation, sans réponse efficace des autorités nationales ;
4. La criminalité galopante dans la capitale Kinshasa avec le phénomène « kutuna » ainsi que dans d’autres grandes villes matérialisées notamment par les meurtres atroces des médecins torturés, décapités et brûlés vifs à Tshopo sans qu’aucune déclaration officielle ni compassion publique ne soit exprimée par le gouvernement central ;
5. La montée vertigineuse des discours de haine à caractère tribal, alimentant les tensions entre communautés, tant au sein de la classe politique (pouvoir comme opposition), que dans les médias et réseaux sociaux ;
6. La banalisation des détournements des deniers publics, devenus quasi quotidiens, sans sanctions exemplaires prises contre les auteurs de ces actes qui appauvrissent davantage le peuple congolais ».
« Tout en soutenant la Feuille de Route du 25 août 2025 des Confessions Religieuses (CENCO-ECC-PCRC & CIN) pour la Paix et le Bien-vivre Ensemble en RDC et dans la Région des grands-Lacs, nous invitons la population victime des faits ci-haut évoqués de signer cette pétition afin de demander au Chef de l’Etat de convoquer le Dialogue National Inclusif ».
Ruben Ns Mayoni
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