Après la validation d’une stratégie commune pour soutenir l’adoption de la proposition de loi foncière en juin dernier, une table ronde réunissant des parlementaires et la société civile est annoncée le lundi 1er décembre 2025 à Kinshasa, dans la salle Kundelungu du Bâtiment administratif (Tembe na Tembe). Cet événement, organisé par un consortium d’ONG sous le lead de Congo Watch Asbl, a pour objectif central de mobiliser les députés de la 4ème législature autour de la révision de la loi foncière, un texte capital datant de 1973.
Le contexte justifiant cette rencontre est double. D’une part, la République Démocratique du Congo, en tant que gardienne de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, s’est engagée via des accords internationaux à préserver ses écosystèmes et à promouvoir un développement durable. D’autre part, le pays fait face à des défis persistants tels que l’insécurité foncière, l’exploitation forestière illégale et la marginalisation des communautés locales et des peuples autochtones pygmées.
Plusieurs objectifs précis sont visés. Il s’agira d’informer les parlementaires sur les engagements internationaux de la RDC en matière de protection des forêts et de lutte contre le changement climatique. L’activité présentera également les raisons pour lesquelles une révision de la loi foncière est essentielle pour la protection des forêts et la garantie des droits des communautés locales.
Selon les organisateurs, l’urgence de cette réforme est accentuée par l’existence de deux initiatives législatives concurrentes : une proposition de loi portée par un député et un projet de loi adopté récemment en Conseil des ministres. Les acteurs de la société civile expriment leur préoccupation quant à la nécessité d’harmoniser ces textes avec le document de politique foncière nationale, validé en 2022.
Concrètement, les organisateurs espèrent voir émerger de cette rencontre plusieurs résultats. Notamment, que les parlementaires, mieux informés, s’engagent à faire avancer le processus de révision. Un autre résultat attendu est la mise en place d’un cadre de travail permanent entre la société civile et les élus pour suivre l’évolution de cette réforme et d’autres à venir.
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