En marge de la célébration de la Journée Internationale de la Femme Africaine pour la Justice Climatique, l’ONG Femmes autochtones et communautés locales pour le développement durable et participatif (FACID), a commémorée cette journée en fédérant autour d’elle d’autres organisations féminines de la société civile environnementale. L’objectif était de peaufiner des stratégies communes pour réclamer la justice climatique et d’arrêter un plan d’action pour les prochains jours dans le cadre de leur lutte.
Organisée avec l’appui technique et financier de WOMIN, en collaboration avec le ministère de l’environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, Women’s climate assembly et la Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable (CFLEDD), cette journée a été placée sous le thème : « Saluons nos luttes, notre engagement, exigeons justice, réparation, actions, reconnaissance des droits de la femme africaine pour la justice climatique ».
Une journée qui a été bénéfique pour ces organisations féminines, appuyées par d’autres dirigées par les hommes, car le combat est commun, a souligné Éric Bokonzi de l’ONG PABO.
« Nous sommes venus dans le cadre de la masculinité positive pour appuyer le grand travail abattu par les femmes de FACID, de la CFLEDD et toutes ces organisations réunies ici ce jour. Les communautés subissent les aléas du changement climatique, les actions à mener doivent s’inscrire dans le cadre des réformes en cours dans le secteur de l’eau, du foncier et de la forêt pour que les effets liés au changement climatique puissent avoir moins d’incidence sur les femmes », a-t-il indiqué.
Me Laurette Kabedi de l’ONG ADDPFA de son côté a souligné que la lutte menée par la femme africaine depuis lors n’est pas vaine dans la lutte contre le changement climatique, citant le cas de la Kényane Wangari Mathai qui a planté de millions d’arbres pour la cause climatique.
« J’ai de l’admiration envers cette femme, Wangari Mathai, qui a mobilisé plusieurs femmes pour planter des arbres et lutter contre le changement climatique, tout en préservant la biodiversité. Cette lutte a attiré mon attention en tant que congolaise pour que toutes les femmes, en compagnie des hommes, mènent cette lutte et qu’elle soit une réussite ».
« J’en appelle donc à la jeunesse qui est la base à emboîter les pas et surtout que les femmes ne sont pas seulement victimes du changement climatique, elles sont également la solution contre ce fléau en tant que pilier de la résilience communautaire », a-t-elle ajouté.
Marie Dorothée Lisenga, Coordonnatrice de FACID et de la CFLEDD, est revenue sur l’objet même de cette rencontre.

« Il s’agit de nos luttes et les femmes africaines au niveau de la région se sont réunies pour réfléchir sur les questions du changement climatique. Il y a la sécheresse, la pollution de l’eau, de l’air et du sol ainsi que la déforestation. Tous ces fléaux du changement climatique touchent le continent africain. Et les femmes sont au front de la lutte contre le changement climatique », a-t-elle déclaré.
Avant d’ajouter :
« Ne pouvant pas travailler de manière dispersée, nous avons mis en place l’assemblée constituante des femmes africaines sur la justice climatique afin de lutter pour la justice climatique avec des actions qui amènent des solutions qui sont au service de tout le monde ».
La Journée Internationale de la Femme Africaine pour la Justice Climatique du 15 avril est passée, mais FACID et les autres organisations féminines engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique se baisseront pas les bras pour mener des actions orientées vers une victoire pour la justice climatique, particulièrement en faveur de la femme africaine.
Ruben Ns Mayoni
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