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L’ASBL Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) a exprimé sa vive émotion après l’assassinat de deux agents de conservation, survenu le 21 mai 2026 à Kamuhororo, sur la rive sud du lac Edouard, au cœur du parc national des Virunga, dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les victimes, identifiées comme les éco-gardes Kasereka Baraka Valiyatire et Mungu Akonkwa Mihigo Jacques, ont été abattues par des hommes armés non autrement identifiés alors qu’ils accomplissaient leur mission de protection de la biodiversité. Cette attaque mortelle intervient seulement deux jours après d’autres violences perpétrées le 19 mai de l’année en cours, dans les zones de Kyavinyonge et du lac Edouard, visant des citoyens pacifiques accusés de soutenir une vision écologique.
Dans un communiqué publié le weekend dernier, l’ACEDH condamne fermement ces actes et adresse ses « condoléances les plus douloureuses » aux familles biologiques et professionnelles des deux « martyrs ». L’organisation relève que, depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont perdu la vie dans les parcs nationaux congolais (dont sept dans le parc national d’Upemba, parmi lesquels une femme), sans qu’aucune enquête aboutisse ni aucun procès ne soit organisé.
L’organisation de défenseurs de l’environnement s’inquiète par ailleurs d’une instrumentalisation de la violence et de l’ignorance par certains acteurs politiques et sociaux locaux, qui feraient de l’hostilité à la conservation leur « agenda politique, au prix des vies et de risques incalculables au sein des communautés ». Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête pour identifier les auteurs et à renforcer la sécurité des agents de conservation.
« Dans un pays qui se veut État de droit, des hommes ne devraient pas être tués pour avoir exercé leur devoir de protéger notre planète », insiste l’ACEDH, qui refuse de désespérer et réclame une solidarité mondiale pour protéger les défenseurs de l’environnement en RDC.
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