« Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel », tel est le thème de la Journée mondiale des zones humides, célébrée ce lundi 2 février 2026. A cette occasion, un rappel s’impose : ces écosystèmes, bien plus que des paysages pittoresques, sont un pilier indispensable de la vie sur Terre.
Ce qu’il faut savoir, les zones humides – lacs, marais, mangroves, tourbières, récifs coralliens, rizières… – couvrent à peine 6% de la surface terrestre. Pourtant, elles abritent 40% de la biodiversité mondiale. Véritables infrastructures naturelles, elles jouent un rôle crucial dans la régulation du climat, la purification de l’eau, la prévention des inondations et la sécurité alimentaire. Plus d’un milliard de personnes en dépendent directement pour leur subsistance.
D’après l’Organisation des Nations Unies, la campagne de 2026 mettra en lumière le lien intemporel unissant les communautés humaines à ces écosystèmes. Pour l’ONU, les savoirs traditionnels et les pratiques culturelles de par le monde ont souvent été les garants d’une gestion durable des zones humides, préservant à la fois l’environnement et l’identité des peuples. Cette approche holistique, célébrant les zones humides comme « sources de vie » et « héritage intemporel », est aujourd’hui un modèle à valoriser.

La protection de ces joyaux écologiques est une urgence. Elle nécessite une action concertée, comme le rappelle la tenue en 2025 de la COP15 de la Convention sur les zones humides (Ramsar) au Zimbabwe. Cette conférence devra poser les bases d’un cadre de travail renforcé pour les trois prochaines années, afin d’enrayer leur disparition accélérée.
Il faut noter que la RDC abrite des zones humides d’importance internationale, couvrant plus de 100 000 km2, cruciales pour la biodiversité et le stockage de carbone. Elles incluent le bassin de la Lufira, le parc des Virunga, le parc marin des Mangroves et la zone Tumba-Ngiri-Maindombe.
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