Appelés à collecter des données dans le cadre de leurs recherches sur le terrain, les apprenants de l’Ecole Régionale de l’Eau (ERE) de l’Université de Kinshasa sont censés utiliser tous les outils nécessaires et disponibles. C’est dans cette optique qu’ils ont suivi, le vendredi 30 janvier 2026, une formation sur la plateforme Sapelli, outil de collecte et de partage de données mobiles, ainsi que sur l’outil Congo Basin Catchment Information System (CB-CIS).
Assurée en ligne par le Professeur Dr Simon de l’Université de Londres, avec l’appui du Professeur Michel Bisa de l’Université de Kinshasa en présentiel, cette formation sur l’utilisation de Sapelli sur le terrain a offert la possibilité à ces apprenants, de disposer des notions indispensables relatives aux méthodes et données pour une science citoyenne inclusive, et un processus de co-conception de projet et de stratégie de plaidoyer sur le terrain.
L’objectif était de familiariser ces apprenants à cet outil en promouvant la participation des communautés locales et la valorisation du savoir endogène, tout en accordant la parole aux autochtones dans les recherches menées sur leurs terroirs.
Dans son introduction, le Professeur Raphaël Tshimanga, Directeur de l’ERE et du CRREBaC, a parlé du Congo Basin Science Initiative (CBSI-Initiative Science pour le Bassin du Congo), un réseau de chercheurs dans le bassin du Congo pour mieux contribuer à l’agenda du développement durable de ce Bassin, qui fait face à un manque criant de données sur les ressources naturelles dont il dispose.
Coorganisée par les observatoires Hydro-écologique, socio-écologique et l’Observatoire de la Gouvernance de l’Université de Kinshasa, cette formation assurée par les Professeurs Jérôme Lewis, Dr. Simon, Raphaël Tshimanga et Michel Bisa, a été destinée à une quinzaine des doctorants de l’ERE. Elle a été axée sur quelques notions de base sur les outils de recherche sur le terrain dans l’approche des sciences participatives et citoyennes avec l’aide des outils numériques, à savoir CB-CIS et Sapelli.
La formation sur l’utilisation de Sapelli et CB-CIS sur le terrain a offert la possibilité à ces apprenants, de disposer des notions indispensables relatives aux méthodes et données pour une science citoyenne inclusive, et un processus de co-conception de projets et de stratégie de plaidoyer sur le terrain.
L’objectif était de familiariser les doctorants à ces outils en promouvant la participation des communautés locales et la valorisation du savoir endogène, tout en accordant la parole aux autochtones dans les recherches menées sur leurs terroirs.

C’était également l’occasion pour le Professeur Raphaël Tshimanga, Directeur de l’ERE et du CRREBaC, de parler du Congo Basin Science Initiative (CBSI-Initiative Science pour le Bassin du Congo), un réseau de chercheurs dans le bassin du Congo pour mieux contribuer à l’agenda du développement durable de ce Bassin, qui fait face à un manque criant de données sur les ressources naturelles dont il dispose.
Lors de la formation, il a été expliqué aux apprenants que la plateforme Sapelli est composée de trois éléments principaux à savoir : une application de collecte de données pour appareils Android, basée sur des arbres de décision visuels et des interfaces à icônes ; une autre application Android (appelée « relais ») pour transmettre les SMS et un serveur pour stocker les données.

À l’issue de cette formation, les perspectives de connectivité de ces deux outils et production des données empiriques, socio-écologiques, socio-hydrographiques, et autres sont envisagées. Une façon également de rapprocher les différents observatoires du CBSI.
Il convient de signaler que la plateforme Sapelli tire son nom du sapelli, un arbre menacé, important pour les communautés locales et peuples autochtones pygmées, leur fournissant des moyens de subsistance comme les chenilles.
Avec Sapelli, c’est une façon d’autonomiser les communautés autochtones grâce à cet outil leur permettant de cartographier et de collecter des informations numériques sur leur environnement et leurs activités ayant un impact sur les forêts et les autres ressources dont elles dépendent, ce, à l’aide de smartphones, tout en faisant des représentations ou des croquis de leurs idées sur la déforestation, le braconnage, la dégradation des forêts…, par les scientifiques.
Ruben Ns Mayoni
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