Alors que la 8è édition de la London Climate Action Week (LCAW) s’achève ce dimanche 28 juin, les organisations de la société civile environnementale APEM et CORAP ont marqué leur présence dans les débats consacrés à la recherche de solutions concrètes face aux défis climatiques mondiaux. Organisée par le think tank E3G, cette semaine d’action climatique, qui s’est tenue du 20 au 28 juin sous le thème « Cooperation in a fragmented world » (« Coopération dans un monde fragmenté »), a rassemblé plus de 75 000 participants à travers plus de 750 événements.
Au cœur des interventions d’APEM et de CORAP, la République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé son engagement à sécuriser 54 millions d’hectares de droits fonciers communautaires d’ici 2030, conformément aux objectifs de l’International Land and Forest Tenure Facility (ILTF). Les deux organisations ont souligné le rôle clé de la foresterie communautaire, dont l’expansion a récemment été encouragée par le Président de la République, pour atteindre cet objectif.
Les échanges ont également mis en avant la nécessité de renforcer les appuis directs aux initiatives communautaires, reconnues pour leur flexibilité, leur efficacité et leur ancrage dans les besoins réels des bénéficiaires. APEM, organisation de la société civile congolaise qui milite pour la promotion des droits des communautés locales et des peuples autochtones à travers la gestion durable des ressources naturelles, et CORAP, plateforme regroupant plus de 50 organisations engagées dans le suivi des réformes environnementales, ont porté une voix commune en faveur d’une justice environnementale et sociale véritable.
Les représentants congolais, APEM particulièrement a toutefois tiré la sonnette d’alarme sur les menaces croissantes qui pèsent sur les forêts et les tourbières du Bassin du Congo : levée du moratoire sur les concessions forestières, développement des blocs pétroliers et gaziers, exploitation illégale du bois, entre autres. Ils ont plaidé pour l’achèvement des réformes structurelles visant à renforcer et garantir les droits des Peuples Autochtones et des Populations Locales et Communautés Locales (PAPCL) sur les terres et les forêts.
« L’action climatique ne peut être efficace qu’à travers une démarche collective plaçant les gardiens des forêts au cœur des solutions », a rappelé APEM. Leur responsabilisation, la sécurisation de leurs droits et l’amélioration de leurs conditions de vie constituent des leviers essentiels pour préserver les écosystèmes forestiers. Alors que la LCAW 2026 s’achève, les organisations congolaises insistent sur la nécessité que la voix du Bassin du Congo soit davantage entendue dans les grands espaces de décision et de concertation internationaux.
Share this content:
