Le Conseiller principal du Chef de l’État au collège Environnement, Urbanisme et Mobilité, l’Ambassadeur Tosi Mpanu Mpanu, a échangé vendredi 2 octobre 2026 avec une délégation de la Banque mondiale sur les priorités environnementales de la République démocratique du Congo. Au centre des discussions figuraient notamment les questions des forêts, du climat, de la biodiversité, du Couloir Vert Kivu-Kinshasa (CV2K), ainsi que de la préparation du nouveau Cadre de Partenariat Pays (CPF) 2027-2036.
Les discussions ont également porté sur le portefeuille environnemental de la Banque mondiale en RDC et les principales priorités nationales en matière d’environnement et de développement durable.
La délégation de la Banque mondiale était composée de Patrice Savadogo, Spécialiste senior en foresterie, et de Laurent Debroux, Coordonnateur du secteur Environnement. Côté congolais, les Conseillers Jean-Marie Nyolo et Louis Mumbala ont participé aux échanges.
Les participants ont notamment examiné les avancées et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de plusieurs programmes. Occasion pour la partie congolaise d’insister sur la nécessité de renforcer la coordination institutionnelle, l’appropriation nationale des projets et l’impact des financements sur les populations bénéficiaires.
Pour sa part, le Conseiller Tosi a plaidé pour une approche davantage axée sur les résultats, permettant de mieux mesurer les retombées économiques, sociales et environnementales des investissements.

Une attention particulière a été accordée au Couloir Vert Kivu-Kinshasa, initiative stratégique portée au niveau de l’État. Bien que le CPF 2027-2036 ne couvre pas directement la zone géographique du CVKK, les échanges ont permis d’identifier des pistes de collaboration, notamment dans les domaines de l’écotourisme et de l’agroforesterie.
Les discussions ont également porté sur l’approche des trois corridors – Inga, Corridor de la Paix et Corridor de Lobito – et sur la nécessité d’intégrer les enjeux environnementaux et climatiques dans les projets d’infrastructures.
La gestion durable des forêts, la REDD+, les financements fondés sur les résultats ainsi que les enseignements tirés des projets forestiers soutenus par la Banque mondiale, notamment le Programme d’investissement pour la forêt (PIF) et le programme intégré de Maï-Ndombe, ont également été abordés.
Autre sujet des échanges, la participation effective des communautés locales et des peuples autochtones, ainsi que le partage équitable des bénéfices issus des projets environnementaux et climatiques.
La préparation du nouveau Cadre de Partenariat Pays 2027-2036 est présentée comme une opportunité de renforcer la place de l’environnement, du climat et du capital naturel dans la coopération entre la RDC et la Banque mondiale.
Cathy Ibandula, correspondance particulière
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